L’interview famille (im)parfaite : Anne-Lise @avoirunenfanta40ans

« Une famille recomposée ça tient souvent sur un fil, c’est un peu un numéro d’équilibriste »

Bienvenue chez Anne-Lise, cette maman quarantenaire hyper active et spécialiste de la parentalité tardive qui nous accueille chaleureusement dans son quotidien ! A la fois maman et "maman bonus", elle assume ses deux rôles sans complexe mais avec un regard sans concession sur ce que la société lui renvoie parfois.

 

Qui es-tu Anne-Lise ?

J’ai 47 ans, je suis maman d’un petit gars de presque 6 ans et belle-maman d’un ado de 15 ans. Je suis journaliste et auteure, passionnée de parentalité et fondatrice du média « avoir un enfant à 40 ans ». J’accompagne aussi les hommes et les femmes, qui ont un projet d’enfant autour de la quarantaine. J’ai toujours eu des métiers passion (musicienne, créatrice d’accessoires, free-lance dans le digital…), mais je crois que je n’ai jamais été autant à ma place qu’aujourd’hui en tant que spécialiste et porte-parole de la parentalité tardive.

Parle-nous de ta famille

Je suis entourée de 3 gars et de 3 gerbilles mâles ! Parfois, je me dis qu’il manque une touche plus féminine, mais ils sont tous aux petits soins avec moi !

Mon chéri est un entrepreneur optimiste et plein d’énergie, mon beau-fils un rêveur tendance artiste et mon fils un adorable bandit un peu trop éveillé pour son âge. Nous habitons Issy-Les-Moulineaux, une chouette banlieue parisienne kids-friendly, avec plein de parcs et d’activités pour les enfants de tout âge.

Comment vis-tu ton statut de beau-parent ?

A 100% depuis le début ! J’ai rencontré mon beau-fils alors qu’il avait 3 ans et demi et le courant est tout de suite passé entre nous. Ce petit garçon m’a ouvert les bras avec beaucoup de tendresse et de spontanéité. J’ai eu cette chance d’être belle-maman avant d’être maman, ce qui m’a permis d’entrer en douceur et avec une certaine fluidité dans la maternité.

Aujourd’hui, je partage beaucoup de choses avec mon fils et mon beau-fils. Leur 9 ans d’écart me font faire le grand écart au quotidien, mais c’est une chance et un vrai bonheur.  

Au sein de ma famille, je me sens parfaitement reconnue dans mon rôle de de belle-maman, je me considère comme un « parent bonus » vis-à-vis de mon beau-fils, à l’écoute et dans la transmission, sans pour autant me substituer à sa mère. A l’extérieur, c’est parfois plus délicat, car le beau-parent n’a pas de statut, il n’existe pas sur le plan juridique… Il y a encore beaucoup de choses à faire de ce côté-là.

Au quotidien, trouver sa place en tant que belle-maman : simple ou plutôt difficile ?

C’est plutôt assez facile pour moi, sans doute parce que j’ai rencontré mon beau-fils alors qu’il n’avait que 3 ans et demi et que son papa m’a fait une belle place, de façon très spontanée.

Je ne fais pas de différence dans la façon dont je traite mon fils et mon beau-fils. Nous sommes une famille unie par les liens de l’amour, à défaut de l’être à 100% par les liens du sang. Je suis heureuse et assez fière d’avoir cette double casquette de maman et de belle-maman.

Mais comme je le disais plus haut, le vrai souci c’est la non-reconnaissance du beau-parent. J’en fait parfois la douloureuse expérience :  j’ai la sensation de ne pas exister en tant que belle-mère à l’extérieur du cocon familial. 

 

C'est comment les matins chez vous ? Calme et tranquille ou plutôt difficile ?

Ça dépend des jours, mais on court souvent dans tous les sens.  Je suis assez stressée de nature, donc j’ai tendance à presser mon fils, qui aime bien prendre son temps, écouter une dernière histoire, faire un pipi juste avant de partir...

Heureusement, ce n’est pas systématique. Jusqu'à l'année dernière, nous avions la chance d’habiter juste en face de l’école, donc on pouvait partir à 8h28 pour y être à 8h30 !!! Mais cette année c'est différent car en plus on a attaqué le CP !

Sur l’échelle du GREEN, tu dirais que vous êtes plutôt :

  • Au niveau 0 de l’écriture
  • Apprentis en herbe
  • Diplômé d’écologie
  • Experts es. 0 déchet

Je dirais que nous sommes des apprentis en herbe.

Nous trions nos déchets, nous mangeons bio et peu de viandes et nous essayons de limiter le plastique. Mais nous avons beaucoup à apprendre et mettre en place des bonnes pratiques prend du temps.

Mon fils est très sensibilisé au développement durable au sein de son école d’inspiration Montessori. C’est peut-être lui qui nous aidera à avancer dans cette voie ?

" On aime ça, mais on se soigne " : fais-nous une confidence : avez-vous une petite addiction en famille ?

Le chocolat (noir, souvent éthique) ! Une petite addiction que nous partageons tous, même le soir, alors que c’est très moyen sur le plan nutritionnel, ahah !

D’une façon générale, nous sommes assez "becs sucrés" et un repas sans dessert n’est pas un repas. Mais pas de junk food à la maison, car je suis du genre "control freak" sur la nourriture 😉

La mode chez vous, elle est  : plutôt FAST ou plutôt SLOW ? 

Nous ne sommes pas de grands consommateurs de vêtements ou d’accessoires. Personnellement, je garde mes fringues assez longtemps. De temps en temps, je me fais plaisir avec une jolie pièce chez un petit créateur ou dans une grande marque que j’aime bien mixer avec du moyen de gamme. Mais je donne rarement dans la fast-fashion.

Pour mon chéri et les enfants, c’est pareil, pas d’excès. Et pour tout te dire, j'ai du mal à trouver le temps de faire du shopping entre mon activité pro, l’intendance du foyer, quelques sorties avec les copine et un peu de sport.

Et tes placards, il ressemblent à quoi ? Team Marie Kondo ou bazar généralisé ?

Attention, sujet sensible ! C’est plutôt le bazar chez nous, à mon grand désespoir. Je suis loin d’être un modèle d’ordre, mais « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ». Alors je range régulièrement mes affaires et celles des autres, ce qui me crispe un peu au quotidien…

Je rêve du jour où mon appart ressemblera aux photos des influenceuses sur insta, bien décoré et bien rangé. J’ai même pensé à embaucher quelqu’un pour le faire, c'est pour dire !

Un conseil pour être plus cool en famille recomposée ?

Ne pas viser la perfection mais passer du temps ensemble ! Une famille recomposée ça tient souvent sur un fil, c’est un peu un numéro d’équilibriste pour les différents membres, chacun doit trouver sa place même quand les choses se passent bien.

Et pour créer du lien, rien ne vaut le fait de passer du temps ensemble, de partager des expériences, d’échanger. C’est ce que nous avons toujours privilégié mon chéri et moi. 

Alors, maintenant qu’on se connaît un peu mieux, avoue-nous : famille parfaite ou (im)parfaite ?

Famille imparfaite, c’est certain, mais famille heureuse J.

En devenant mère à 41 ans, j’avais eu le temps de réfléchir à l’éducation que je souhaitais donner à mon fils, j’avais lu et entendu beaucoup de choses, sans doute trop… Je me suis un peu perdue dans tout ça, j’ai testé des choses qui n’ont pas marché, j’ai culpabilisé, et puis j’ai décidé de lâcher un peu de lest. Alors des fois on crie, on pleure, on se fâche , mais on rit beaucoup et on adore être ensemble.

Anne-Lise accompagne les femmes qui souhaitent réaliser leur désir de maternité à la quarantaine. Retrouve-la sur son compte instagram  @avoirunenfanta40ans, ou sur son compte Facebook et sur son blog avoir-un-enfant-a-40-ans.fr

Anne-Lise a également créé un Groupe Facebook pour partager autour du désir de maternité à 40 ans.

Laisse un commentaire

Les commentaires doivent être approuvés avant d'être publiés