Interview exclusive : l'artiste Julie Adore nous révèle un peu d'elle à l'occasion de notre collab

Interview exclusive : l'artiste Julie Adore nous révèle un peu d'elle à l'occasion de notre collab

Rencontrer et collaborer avec une artiste est un privilège qui n'arrive pas tous les jours. Alors quand cette opportunité de collab avec Julie Adore est arrivée, on frétillait d'impatience de tout mettre en place et de te la révéler, comme un enfant impatient de déguster une friandise. Car l'art de Julie se savoure comme un bonbon, c'est vraiment ça. On s'émerveille au fil de la dégustation pour retomber avec plaisir dans cet état d'enfance qu'on avait un peu oublié au fond de nous. Et puis Julie ne laisse rien au hasard, sauf pour son inspiration. Elle est loin l'image d'épinal de l'artiste éthérée et déconnectée du réel ! Julie est une bosseuse qui peaufine son art jusqu'à la perfection, avec professionnalisme et une grande organisation. Bref avec elle, je suis allée de découverte en découverte et je suis tellement heureuse de les partager avec toi dans cet article.

 

Bonjour Julie, peux-tu nous dire un peu qui tu es pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Je m’appelle Julie Adore, c’est mon nom d’artiste et je l’adoooore ! Je suis née en Russie, à Volgograd et je suis installée en France depuis 20 ans. J’ai 42 ans, je suis une artiste-autrice autodidacte. J’ai écrit deux livres : « Doodling » et « Collage créatif » aux éditions Eyrolles, et je suis en constante exploration des moyens d’expression pour mon art.  

Pourquoi es-tu devenue artiste ?

Pour moi être artiste c’est surtout avoir une âme d’artiste, avoir besoin d’expérimenter, remarquer la beauté des choses insignifiantes, transmettre les sentiments « non essentiels ». Je pense que j’ai ressenti en moi cette âme d’artiste qui voulait s’exprimer pendant que j’ai été enceinte de ma fille, en 2006, c'est le moment où j’ai ouvert mon blog. Et après des années des cheminements personnels, je me présente officiellement depuis 2018 comme une artiste et je ne vis que de mon art, même si presque rien ne présageait au départ un tel dénouement.

Parles-nous un peu de ton univers et de tes inspirations

On pourrait qualifier mon art de « naïf. » J’aime bien cet adjectif dans son sens littéraire : « Qui est naturel, sans artifice, spontané ». Mon sujet favori, ce sont de petites « bonnes femmes » comme je les nomme, qui vivent parmi les fleurs imaginaires.

J’adore les couleurs, la nature et la paréïdolie*. J’aime réinventer le monde qui m’entoure en donnant avec un simple trait de crayon ou d’aiguille, un nouvel aspect à un objet banal. J’aime donner un sourire aux gens quand ils regardent mes créations. Je leur offre un peu de joie et de douceur. 

*La paréïdolie est un processus où la perception humain cherche à discerner des formes familières à partir d'un stimuli visuel (nuage, paysage, arbre, etc.), ou auditif.

Comment est née cette collab avec Bonnefamilles ?

J’aime beaucoup les initiatives locales. J’habite à Asnières et ici on a une belle communauté d’entrepreneures. C’est comme ça que je me suis retrouvée pour une vente de créateurs chez Julia dans sa boutique-atelier Fika. Sophie y était présente avec Bonnefamilles. Je la connaissais déjà un peu et en l’écoutant parler de ses créations, je me suis dit que j’aimais bien la façon dont elle travaille : une jeune marque locale, sensible à l’environnement, production à la demande et produits qualitatifs. Je n’avais jamais travaillé auparavant sur le support textile, alors je lui ai proposé qu’on travaille ensemble, et ça a été un grand oui !

 

Comment avez-vous travaillé ensemble pour faire naître cette collection ?

La première chose importante c’était le dessin que j’allais réaliser pour notre collection. Évidemment l’imagination n’a pas de limites mais il y a quand même quelques contraintes techniques qu’il faut respecter : la taille du dessin, les couleurs utilisées et leur nombre. Mais très rapidement nous nous sommes tombées d’accord sur un visuel qui s’inspirait d’un timbre que j’ai réalisé en 2020 avec le mot « bonjour » dont les « o » ont été remplacés par des mignonnes petites têtes.

J’ai refait de nouveaux dessins et puis j’ai choisi les couleurs parmi une immense gamme de fils textile spécifiques pour la machine à broder. Ensuite, on a peaufiné le tout avec Sophie pour que ce soit parfait. 

Qu’as-tu voulu transmettre avec ce BONJOUR ?

Le mot « bonjour » est sûrement le premier mot qu’on apprend en langue étrangère, c’est la façon la plus simple et répandue de rentrer en contact avec l’autre, de se montrer bienveillant et ouvert ! Ces derniers temps nos visages sont souvent couverts par les masques alors j’ai voulu mettre ce dessin affiché à la vue de tous soit comme un sourire, comme un « coucou » permanent au monde. J’ai fait exprès de diviser ce mot en deux parties, ça accentue le côté « bon » de cette journée où il est bon de sourire et faire des connaissances.

Et puis on a voulu que ce « bonjour » soit vraiment universel et célèbre toutes les familles en donnant la possibilité de personnaliser le t-shirt : deux papas, deux amoureuses, un frère et une sœur… Autant de combinaisons que de familles et d’amours sur Terre !

Tu as d’autres projets enthousiasmants à venir ?

Oh oui, plein ! Une retraite créative dans la forêt, une nouvelle collection d’agenda avec Exacompta. J’ai aussi un grand projet secret qui verra jour en septembre 2022 si tout va bien. Et puis surtout la suite de notre collaboration avec Bonnefamilles qui arrive pour mon anniversaire en mars. J'ai hâte !

Vous pouvez retrouver l'univers créatif de Julie Adore sur son compte instagram @julieadore, ainsi que sur son blog.

PS : La diffusion de cette interview de Julie Adore, artiste d'origine russe talentueuse, prend tout son sens dans le contexte actuel. Nous sommes heureux de la diffuser et de dire non au boycott des artistes russes malgré les tensions géopolitiques. Car selon nous il n'y a aucune raison de les pénaliser pour ces terribles événements qu'ils déplorent d'ailleurs eux-mêmes.

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